Par contraste avec la période qui a suivi les déconvenues de 1995 ainsi que son échec aux élections européennes de 1999, Nicolas Sarkozy est l'objet d'une importante médiatisation depuis 2002. Il est par exemple le seul à avoir été invité trois fois à l'émission Cent minutes pour convaincre ; il y a réalisé le plus gros score d'audience à l'époque pour une émission politique en 2003, avec 7,73 millions de téléspectateurs.
En 2007, avec l'émission J'ai une question à vous poser (produite par Dominique Ambiel, membre de l'UMP), il atteint un pic de 9,7 millions de téléspectateurs (et environ 8 millions en moyenne).
Des députés socialistes demandent sa démission pour avoir mis en péril la mission de la police, après qu'il a évoqué, lors de son passage sur l'émission Pièces à conviction (France 3) le lundi 26 septembre 2005, des arrestations en cours : « À la minute où je vous parle, des arrestations ont lieu », ce qui était effectivement le cas le jour de la diffusion, alors que l'émission avait été enregistrée le mercredi après-midi précédent. Selon le cabinet du ministre, ce dernier évoquait des arrestations qui avaient eu effectivement lieu un peu avant l'enregistrement.
Il fait de son épouse un de ses principaux conseillers à ses ministères, puis son chef de cabinet en tant que président de l'UMP. Il met ainsi en scène son couple et s'affiche en famille dans les médias. En mai 2005, des problèmes conjugaux sont longuement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy attaque en justice devant le tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) le 22 juin pour « intrusion et atteinte dans la vie privée ». Finalement le 26 août 2005, Paris-Match présente Cécilia avec Richard Attias en une. Suite à cette une, Nicolas Sarkozy use de son influence auprès d'Arnaud Lagardère, dont le groupe est propriétaire de Paris-Match, pour faire limoger le directeur de l'hebdomadaire, Alain Genestar, selon ce dernier. Cécilia Sarkozy est remplacée par Anne Fulda, une journaliste du quotidien Le Figaro, avant que Patrick Balkany, un ami du couple, n'annonce sa reformation dans le Parisien du 11 janvier 2006. Suite aux diverses affaires concernant sa vie privée, il déclare début 2006 « regretter » avoir présenté sa famille médiatiquement et souhaiter qu'elle ne le soit plus. En dépit de cela, une photo du couple Nicolas et Cécilia Sarkozy est présente à la une de l'hebdomadaire VSD du 15 juin 2006.
Selon le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy est intervenu pour empêcher la publication d'un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005. Ceci déclenche en France un débat sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques. Cette biographie de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a été publiée, sous forme de fiction, le 8 février 2006 sous le titre Entre c½ur et raison aux éditions Fayard. Le syndicat de journalistes SAJ-UNSA l'accuse par ailleurs d'être intervenu pour que soit frappée d'"interdiction professionnelle" (suppression de l'accréditation permettant à un journaliste de recevoir des informations directement de l'administration) Raphaëlle Picard, de l'AFP, auteur d'un reportage sur les personnes perquisitionnées par erreur, lors de la descente massive de police aux Mureaux, à 5h30 du matin le 4 octobre 2006, descente ayant provoqué une enquête sur son déroulement et ses conséquences.
Nicolas Sarkozy est un ami proche de Martin Bouygues et Étienne Mougeotte (TF1), son cercle amical comprenant également Michel Denisot (Canal+) et Marc-Olivier Fogiel, Arnaud Lagardère (Groupe Hachette Filipacchi Médias), ainsi que Jean-Marie Bigard (avec qui il passe le réveillon) et Jean Reno (dont il est le témoin de mariage)réf. nécessaire.
"nettoyer au Kärcher"Le 20 juin 2005, Nicolas Sarkozy en effectuant une visite dans une cité de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), au lendemain du meurtre d'un enfant de 11 ans victime de balles perdues, déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000. (Le Monde, 21 juin) » Une dizaine de jours plus tard, lors d'une nouvelle visite à La Courneuve, il déclare également : « Le terme "nettoyer au Kärcher" est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela » (France 2, 29 juin 2005). Les mots « nettoyer » et « Kärcher » feront l'objet d'une vive polémique.
"racailles"Le 26 octobre 2005, les journaux télévisés diffusent un segment sur la visite de Nicolas Sarkozy, à 22 heures, dans un quartier défavorisé d'Argenteuil. La relation avec la population est décrite comme houleuse (avec notamment des jets de pierre) et les images le montrent disant « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser ». L'usage du mot « racaille » par le ministre sera à l'origine d'une importante polémique dans la presse et suscitera l'hostilité de certains jeunes issus de quartiers « sensibles ».
L'émission Arrêt sur images du 6 novembre 2005 reviendra sur la façon dont cette visite a été présentée, et révèlera d'une part que l'accueil fait à Nicolas Sarkozy s'est déroulé paisiblement et dans le dialogue avec la population et d'autre part qu'il n'avait en fait pas utilisé le mot « racaille » spontanément mais pour répondre à une habitante lui demandant « quand nous débarrassez-vous de cette racaille ? ». Selon Françoise Laborde, présentatrice du journal de France 2 et invitée de l'émission, l'explication de ce traitement médiatique est, d'une part la tentation d'aller au sensationnel, d'autre part un possible parti-pris des journalistes contre Nicolas Sarkozy. Qu'aurait répondu Nicolas Sarkozy si cette personne n'avait pas prononcé le mot "racaille" mais le mot "bougnoule" ou encore "negre" en stigmatisant la population? Quoiqu'il en soit, un ministre en fonction ne devrait pas impunément insulter toute une catégorie d'individus même si celle-ci utilise ce mot. Il faut savoir que le mot racaille définit une population méprisable et méprisée, cela s'apparante donc à une insulte. Sachant que certains s'appellent "negro" entre eux, serait il acceptable qu'un ministre d'Etat utilise également ce qualificatif?
InternetProspection politique
Un courrier électronique soutenant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy pour 2007 est envoyé à plusieurs dizaines de milliers d'internautes. Certains assimilent cette pratique à du spam. Plusieurs plaintes pénales ont été enregistrées et une enquête est en cours.
Suite à cette affaire, la CNIL a confirmé que « la prospection politique opérée par courrier électronique ne peut concerner que des personnes qui y ont consenti : sur ce point, la CNIL aligne le régime protecteur que la loi prévoit en matière commerciale à la prospection politique. Les gestionnaires de bases d'adresses qui n'auront pas prévu cette information devront recontacter individuellement les personnes pour les informer d'une possible utilisation politique de leurs adresses et les mettre en mesure de s'y opposer ».
Par délibération du 5 octobre 2006 la CNIL rappelle qu' « au regard de la loi, les partis ou groupements à caractère politique, élus et candidats sont responsables des traitements qu'ils mettent en ½uvre et ce, quand bien même ils feraient appel à des prestataires extérieurs » .
« La Commission estime dès à présent que les opérations de prospection politiques opérées par courrier électronique devraient n'utiliser que des bases de données de personnes ayant exprimé leur consentement à être démarchées, dits fichiers "opt-in" ».
Affaire GoogleNicolas Sarkozy a été la cible d'une bombe Google associant son nom au mot-clé Iznogoud, le vizir qui veut devenir « calife à la place du calife » dans la bande dessinée éponyme. En janvier 2006, Nicolas Sarkozy arrive en tête sur « Iznogoud président » et le mot clé « Sarkozy » donne lien sur le même personnage en troisième position. Il n'a pas été déterminé s'il s'agissait d'une attaque purement politique ou d'une réplique de l'envoi de courriel massif par l'UMP.
Achats de mots-clefL'UMP a également acheté un certain nombre de mots clefs des partis adversaires. Ainsi, en tapant « socialiste » ou « Jack Lang », des pubs Google renvoyaient vers le site de l'UMP. Jack Lang avait indiqué que les méthodes utilisées était comparables à celle de voyous. Malheureusement pour ce dernier, Stéphane Trano, en charge un temps du blog de Jack Lang, aurait acheté des mots clefs comme "UMP" ou "Sarkozy" sur une courte période, ce dernier déclare « Jack Lang l'ignorait et l'ignore certainement toujours », et précise que cela aurait « bien marché ».
Droits d'auteurNicolas Sarkozy a pris parti pour la loi sur les Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information. Lors de la conférence Web3, il laisse entendre que la loi DADVSI sera améliorée. Cette démarche privilégiant les maisons de disques lui permet indirectement de faire censurer les artistes qui ne lui sont pas favorables tel l'exemple de la chanson, retirée avant sa sortie, de l'album de Joey Starr "Tiens Ta Femme Et Tu Tiendras La France".
source : wikipedia