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Les journalistes et les dérapages

Nicolas Sarkozy à des rapports privilégiés avec des journalistes du premier cercle.
Il a un rapport avec les journalistes oscillant entre provocation et séduction et ceci de façon systématique. La provocation se caractérise par des remarques sur la personne même qu'est le journaliste. Par exemple, en mai 2006 au Bénin en compagnie du journaliste d'Europe 1 Karim Rissouli, dans l'avion, Nicolas Sarkozy viens voir les journalistes pour discuter de politique intérieure, étrangère, de la campagne qui se profile puis une journaliste de l'AFP lui demande s'il compte se rendre au Proche-Orient avant mai 2007, il sous-entendant qu'avec la victoire du Hamas, il n'est pas le moment de s'y rendre, Karim Rissouli lui demande s'il n'est pas justement le moment d'y aller puisqu'il y a une impasse politique, s'il n'est pas le moment d'agir, Nicolas Sarkozy s'arrête et lui demande de lui rappeler son prénom, donc d'origine maghrébine et donc ayant un parti pris pour la Palestine, Karim Rissouli se sent donc humilié face au ministre de l'intérieur quasi candidat avec une vingtaine de journaliste à coté qui ricanent ou ne réagissent pas. C'est une anecdote parmi tant d'autres dans les rapports qu'entretient Nicolas Sarkozy avec les journalistes.
Même si Karim Rissouli n'a jamais nuancé ses propos lors de ses déplacement avec Nicolas Sarkozy, l'équipe de journalistes d'Europe 1 le suivant lui ont bien fait comprendre qu'il fallait mieux être gentil avec le ministre.

Certains journalistes se complaisent dans cette soumission à Nicolas Sarkozy puisque le travail est grandement simplifié.

« Vous en avez marre de cette bande de Racailles ?! »

Le 27 octobre 2005, Bouna et Zied meurt électrocuté dans un transformateur EDF après une course poursuite avec la police. Nicolas Sarkozy déclare alors face caméra qu'aucun policier ne poursuivait les jeunes au moment où ils ont escaladé le mur. Depuis, un rapport de l'IGS a affirmé catégoriquement le contraire. Nicolas Sarkozy affirme le lendemain du drame que les jeunes faisait une tentative de cambriolage mais rien ne confirme cette insinuation dans le rapport de l'IGS. Les proches de Zied et Bouna, en deuil, sont révolté par les propos du ministre salissant leurs défunts qui étaient en réalité des victimes. C'est une colère qui monte et qui se traduit par des manifestations, des musiques dédiées à Zied et Bouna et cette colère finit par se traduire en émeutes.
Les émeutes gagnent la France entière et traduisent un ras-le-bol générale contre la politique sécuritaire inefficace de Nicolas Sarkozy. 27 nuits d'émeutes, 10 000 voitures et 300 bâtiments brûlés, 130 policiers et émeutiers blessés. Depuis, 2 policiers ont été mis en examen pour non-assistance à personne en danger après la course poursuite de Zied et Bouna.
Depuis la fin des émeutes, rien n'a changé.

Nicolas Sarkozy affirmera fermement que 70 à 80% des émeutiers étaient des multirécidivistes agissant en bandes organisées. Or, un rapport des RG affirme que ces émeutes ont été initiées par des jeunes se sentant exclus de la société et que ce mouvement n'a été ni organisé, ni manipulé par qui que ce soit. Sarkozy parlera même de l'ordre des Barbus.
Une étude sociologique menée par 10 chercheurs dressent le profil type des émeutiers déférés devant le tribunal pour enfant de Bobigny : 34% de délinquants récidivistes et non 80%, le facteur polygamie avancé par Sarkozy est qualifié inopérant, les jeunes d'origine sub-saharienne ne représentent que 23,5%, aussi, l'étude affirme qu'il n'y a eu aucun laxisme de la part des juges, enfin, elle souligne des interpellations problématique mais logiques vu le contexte de la part des policiers.
« On va nettoyer, au propre comme au figuré, la cité des 4000 »,
« Nettoyer au Kärcher est un thème qui s'impose ».
Avec de telles phrases, Nicolas Sarkozy fait en sorte de prolonger le sentiment d'insécurité exprimé par les français et ainsi de se placer en défenseur du bon français. Mais là encore, Nicolas Sarkozy a préféré se montrer plutôt que d'agir. Et Nicolas Sarkozy a continué de mentir en parlant de bande organisée, de voyous multirécidivistes, et cela sans jamais être contredit par les journalistes et c'est certainement là précisément que ce trouve la force médiatique de Nicolas Sarkozy, le pouvoir de mentir...
Par exemple lorsqu'il affirme ne pas y avoir eu une seule bavure alors qu'un rapport affirme une hausse de plus de 9% des violences policières selon la police des polices.
La peur fait partie intégrante de la communication de Nicolas Sarkozy puisqu'un peuple qui a peur, on peut lui faire faire, dire, croire n'importe quoi. Et pour faire peur, il faut installer un climat de tension perpétuel, une menace imminente sur le pays : « Sur une échelle de 1 à 5, la menace terroriste est plus à 4 qu'à 3 ». Il faut noter que pendant la campagne présidentielle, invité sur le plateau de J.J Bourdin sur BFMTV/RMC, nicolas sarkozy ne savais pas répondre à la question de savoir si Al Qaida sont des sunnites ou des chiites. (voir video ci-dessous)

# Posté le jeudi 21 août 2008 15:49

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