Déjà, Nicolas Sarkozy s'impose dans tous les médias et prends la continuité de l'acharnement médiatique autour de l'insécurité. Grâce à ce sentiment, il va popularise son image en promettant, tout simplement, la sécurité pour chacun.
Il est l'auteur de 8 lois répressive en 4 ans. Avec une baisse significative des chiffres des délits, Nicolas Sarkozy se porte en Triomphe devant les médias qu'il convoite tant. En réalité, c'est une baisse des vols de voitures depuis le gouvernement Jospin qui est à l'origine de ces bons résultats puisque cette catégorie est, de loin, la plus importante dans toutes celles répertoriées dans les délits. Face à cela, c'est l'augmentation constante des attaques faites aux personnes qui vient tacher l'action du ministre. Mais le plus frappant est que dans les faits répertoriés comme appartenant à la délinquance, il y a aussi bien les viols, que les joints fumés, les faux-papiers, les meurtres, etc. En fait, dire que la délinquance monte ou baisse n'est que de la communication et ne reflète absolument pas la réalité puisque cette complexité la rend plus qu'abstraite.
Mais dans la communication du ministre de l'intérieur, l'important est de s'offusquer face à n'importe quel faits de délits, toujours avec la même vigueur, que ce soit pour un viol ou pour fumage de joint. Et puisque l'opposition n'est plus vraiment idéologique mais plutôt une histoire de pouvoir, tous vont dans le même sens et s'indigne contre la délinquance si populaire dans les ménages, donc en conséquence, les journalistes eux-mêmes s'indigne contre cette insécurité relative, alors, l'enchaînement se fait jusqu'au citoyen lambda qui, à son tour, s'indigne. En résumé, c'est le spectacle de l'indignation qui est retransmis dans les médias avec le succès pour le négatif que l'on connaît chez le téléspectateur.
Ce cercle vicieux dans l'information est expliqué également par le fait que le journaliste doit travailler dans l'urgence et est complètement dépendant des sources qui viennent à lui, ce qui amène, par exemple, au mensonge affirmé de Nicolas Sarkozy retransmis dans tous les médias sur le soit-disant cambriolage entraînant la poursuites de Zied et Bouna par la police, menant cette course à la mort de ces 2 jeunes hommes.
Plus choquant comme conséquence, c'est le fait que plus d'un tiers des français se disent désormais raciste et inscrit ensuite le racisme comme une opinion respectable et non plus comme... un délit. Du coup, 26% des personnes interrogées se disent d'accord avec les idées de Jean-Marie Le Pen et ils sont également 29% à penser qu'il ne représente pas un danger pour la démocratie. Sarkozy en a déjà pris connaissance et surfe sur cette vague.
Ce qui intéressait principalement Nicolas Sarkozy en tant que ministre de l'intérieur était la logistique et non la politique des flux migratoires. Pour cela, Nicolas Sarkozy doit populariser son action. Il fera donc en sorte de placer les étrangers dans un étau qu'il ressert en les précarisant, les criminalisant, en augmentant le nombre de personnes en situation irrégulière pour les culpabiliser d'une France en mauvaise forme, c'est tout simplement la mise en œuvre du discours tenu par le Front National. Sa justification est d'affirmer que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde. On compte, d'après les chiffres officiels, entre 200 et 400 000 personnes en situation irrégulière sur le territoire français. Si cela était dramatique pour la France, il est très simple de les expulser, cela représente une dépense relativement faible pour un pays comme la France, mais il est aussi simple de les régulariser, comme l'a fait l'Espagne qui a régularisé 650 000 « sans papier », permettant une remontée de ses comptes sociaux, ce qui permettrait de lutter efficacement contre le déficit de la sécurité sociale, le PIB espagnol a augmenté d'un point et demi et leur balance commerciale, dans le même sens, devient excédentaire. Cela veut donc dire qu'une régularisation massive de « sans-papier » est largement bénéfique pour un pays et ne pas régulariser ou ne pas expulser les « sans-papier » les condamnes puisqu'il est impossible de chercher du travail, de ce loger etc. La solution actuelle est de placer les étrangers en situation irrégulière dans des camps de rétention qu'ils soient intégrés ou non. La lutte contre l'immigration n'a aujourd'hui plus aucun sens, puisque celle-ci ne cesse de croître partout dans le monde en même temps que la démographie, les hommes bougent, de pays en pays, mais ce sont toujours les étrangers venus de pays plus pauvres qui sont rejetés, comme si le citoyen français avait peur d'une contagion de la misère comme l'on peut s'en apercevoir face au mépris pour un être humain sans domicile. Dans un monde ou la mondialisation est omniprésente, où les marchandises peuvent circuler, où les capitaux sont de plus en plus mobiles, on ferme la porte à des êtres humains cherchant leur eldorado.
« J'ai changé »
Désormais, Nicolas Sarkozy site dans ses discours Blum et Jaurès. Il tient des paroles modérées envers les ouvriers tout en courtisant le MEDEF. Il tient donc un double discours entre une droite décomplexée et une gauche sociale. Son discours est fait pour plaire à tous. « Je veux crier pour tous ceux en France se sentent victime de l'injustice, j'ai changé. » La rupture devient tranquille et le libéralisme affirmé. Voici donc de l'humain dans le capitalisme. Pourtant affiché un jours comme défenseur des travailleurs avec la vigueur d'Arlette Laguillier, il n'hésite pas le jours suivant à fustiger mai 68 et à remettre en cause les acquis et droits sociaux auquel les Français ont droit. Nicolas Sarkozy est plutôt pour un état gendarme fort avec les faibles et faible avec les forts. Il réussit donc à faire passer des réformes de droite avec des discours soit assaisonné de soupçons gauchistes, soit en montant les uns contre les autres, les travailleurs méritants contre les chômeurs coupables. Sa politique sera libérale, il sera dur sur les questions sociales (flexibilité du travail, service minimum). Les cadeaux seront principalement du coté de la rente même s'il n'hésitera pas à fustiger en public les « patrons voyous ». Nicolas Sarkozy s'indigne contre tout, contre tous, en sachant qu'a un moment ou à un autre, son discours sera accepté.