Sa Famille
Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa (nom officiel) est le fils d'un immigrés Hongrois, Pal Nagy-Bocsa y Sarkozy, un aristocrate possédant des terres et un château à Alattyan, à 100 km de la capitale.
En 1944, alors que Pal Nagy-Bocsa y Sarkozy est accusé de collaboration avec l'Allemagne Nazie, sa famille doit fuir la Hongrie lors de la libération par l'armée Russe et immigre en France.
Son père fait son service militaire en Algérie à Sidi-Bel-Abbes. Il sera déclaré inapte au départ en Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948.
Son nom est francisé en Paul Sarkozy de Nagy-Bocsa.
Devenu publicitaire, il épouse Andrée Mallah en 1949, fille d'un chirurgien du XVIIe arrondissement de Paris, juif séfarade de Salonique et étudiante en droit.
Nicolas Sarkozy naît en 1955, il est catholique baptisé comme ses 2 frères, Guillaume, né en 1952, futur patron dans le textile (un temps vice-président du MEDEF, syndicat des patrons) et François, né en 1957, chercheur en biologie.
Ses parents se séparent en 1959. Sa mère reprend ses études de droit et devient avocate au barreau de Nanterre. Nicolas Sarkozy grandira avec sa mère avocate et son grand-père chirurgien aux coté de ses 2 frères.
Son père se remariera 3 fois, et aura deux autres enfants.
Enfance, Scolarité et Emplois :
Nicolas Sarkozy passe son enfance dans un Grand Hotel du XVIIe arrondissement de Paris avec sa mère et son grand-père puis à Neuilly-sur-Seine, ville bourgeoise de la banlieue parisienne.
Ses ambitions politiques se font sentir dès l'école primaire et étonne ses professeurs l'entendant déjà brandir sa volonté de devenir Président de la République!
Nicolas Sarkozy ayant passé de dures années sous les moqueries de ses camarades, il en fera une motivation indomptable pour démontrer sa réussite.
Il redoublera sa 6ème au lycée public Chaptal et il sera ensuite élève au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Il obtiendra le BAC en 1973, et s'installera à Neuilly.
Il passe le certificat d'aptitude à la profession d'Avocat en 1981.
Il est l'un des deux associés du cabinet d'avocat parisien " Arnaud Claude et Nicolas Sarkozy " spécialisé dans le droit d'immobilier et comprenant onze avocats.
L'exercice de l'activité d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il n'exerce pas cette profession pendant ses périodes d'activité gouvernementale, il ne plaide donc pas souvent mais touche quand même une part des profits de ce cabinet d'avocat (241.000 ¤ en 2002 par exemple).
II. La Politique
En 1974 il adhère à l'UDR et milite pour l'élection de Jacques Chaban-Delmas, puis devient délégué départemental des jeunes de Hauts-de-Seine en 1975.
En 1976, il adhère au RPR nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua.
Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, élu conseiller municipal de Neuilly en 1977, 37e de liste sur 37.
En 1978 il obtient une maîtrise de droit privé.
Cette même année, il fait son service militaire, avant d'entrer à l'Institut d'études politiques de Paris, sans parvenir à en être diplômé.
En 1980 il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac.
En 1981, il passe le certificat d'aptitude à la profession d'avocat et il est embauché par l'avocat Guy Danet.
Le 23 septembre 1982, il épouse Marie-Dominique Culioli, fille d'un pharmacien corse de Vico (village au nord d'Ajaccio), son témoin de mariage est Charles Pasqua.
De cette union naitra 2 enfants : Jean et Pierre
En 1983, alors que le maire de Neuilly-sur-Seine, Achille Peretti, décède, Nicolas Sarkozy doit faire campagne pour Charles Pasqua alors hospitalisé. Nicolas Sarkozy y voyant une véritable opportunité pour sa carrière politique, il décidera de faire campagne pour lui-même étant certain d'être élu dans cette ville profondément encrée à droite. Il deviendra donc maire à l'âge de 28 ans.
Chargé de mission en 1987 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur.
En 1984, en tant que maire de Neuilly, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz en la mariant à l'animateur de télévision Jacques Martin qu'elle quittera pour lui en 1989.
Nicolas et Cécilia Sarkozy se marient en octobre 1996. Il a alors pour témoins Martin Bouygues (président du groupe Bouygues :TF1, Canal+, Bouygues telecom...) et Bernard Arnault (groupe LVMH : Louis Vuitton,Dior, Givenchy, Sephora...). Il marque ici le début de ses premières relations avec les grands groupes de communication et de Luxe entre autres.
De ce mariage naîtra Louis, le troisième de ses fils.
En 1993, il est élu député de Neuilly puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement d'édouard Balladur.
Pendant 2 ans au ministère du budget, Nicolas Sarkozy fera accroitre la dette de l'Etat de plus de 121 Milliards d'euros.
En 1995, il soutient Edouard Balladur pour la campagne présidentielle mais c'est finalement Jacques Chirac qui est élu.
Cet échec lui vaut la perte de confiance de la part du parti ainsi que de l'entourage du nouveau président ; il n'obtient donc aucun poste ministériel dans le nouveau Gouvernement d'Alain Juppé.
Alain Juppé, qui stigmatise l'héritage du gouvernement Balladur, lui reproche sa gestion budgétaire (+121 Milliards de Dette de l'Etat), notamment à travers le discours de politique générale du nouveau Premier ministre.
Le budget 1995 est particuliérement remis en cause en raison de plusieurs mesures qualifiées d'électoralistes par de nombreux analystes et journalistes.
Plus généralement, on lui reproche à lui et Edouard Balladur de ne pas avoir réduit la dette de l'état et de ne pas avoir engagé la réforme de l'assurance maladie.
En 1999, il devient brièvement président du RPR et conduit la liste RPR-DL de son parti uni avec aux élections européennes de 1999, marquées par le désistement de Philippe Seguin et une lourde défaite : sa liste arrive en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages (contre 25,58 % pour l'union RPR-UDF, arrivée en première place, conduite par Dominique Baudis (président du CSA jusqu'en janvier 2007) en 1994 et 16,4 % pour l'UMP en 2004), derrière celle de Charles Pasqua (13,1%).
Il abandonne alors toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale.