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# Posté le mercredi 30 juillet 2008 11:37

Modifié le samedi 08 novembre 2008 16:46

Présentation de Nicolas Sarkozy

Présentation de Nicolas Sarkozy
I. Son enfance

Sa Famille


Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa (nom officiel) est le fils d'un immigrés Hongrois, Pal Nagy-Bocsa y Sarkozy, un aristocrate possédant des terres et un château à Alattyan, à 100 km de la capitale.

En 1944, alors que Pal Nagy-Bocsa y Sarkozy est accusé de collaboration avec l'Allemagne Nazie, sa famille doit fuir la Hongrie lors de la libération par l'armée Russe et immigre en France.
Son père fait son service militaire en Algérie à Sidi-Bel-Abbes. Il sera déclaré inapte au départ en Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948.

Son nom est francisé en Paul Sarkozy de Nagy-Bocsa.

Devenu publicitaire, il épouse Andrée Mallah en 1949, fille d'un chirurgien du XVIIe arrondissement de Paris, juif séfarade de Salonique et étudiante en droit.

Nicolas Sarkozy naît en 1955, il est catholique baptisé comme ses 2 frères, Guillaume, né en 1952, futur patron dans le textile (un temps vice-président du MEDEF, syndicat des patrons) et François, né en 1957, chercheur en biologie.

Ses parents se séparent en 1959. Sa mère reprend ses études de droit et devient avocate au barreau de Nanterre. Nicolas Sarkozy grandira avec sa mère avocate et son grand-père chirurgien aux coté de ses 2 frères.
Son père se remariera 3 fois, et aura deux autres enfants.

Enfance, Scolarité et Emplois :

Nicolas Sarkozy passe son enfance dans un Grand Hotel du XVIIe arrondissement de Paris avec sa mère et son grand-père puis à Neuilly-sur-Seine, ville bourgeoise de la banlieue parisienne.

Ses ambitions politiques se font sentir dès l'école primaire et étonne ses professeurs l'entendant déjà brandir sa volonté de devenir Président de la République!

Nicolas Sarkozy ayant passé de dures années sous les moqueries de ses camarades, il en fera une motivation indomptable pour démontrer sa réussite.

Il redoublera sa 6ème au lycée public Chaptal et il sera ensuite élève au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Il obtiendra le BAC en 1973, et s'installera à Neuilly.

Il passe le certificat d'aptitude à la profession d'Avocat en 1981.
Il est l'un des deux associés du cabinet d'avocat parisien " Arnaud Claude et Nicolas Sarkozy " spécialisé dans le droit d'immobilier et comprenant onze avocats.

L'exercice de l'activité d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il n'exerce pas cette profession pendant ses périodes d'activité gouvernementale, il ne plaide donc pas souvent mais touche quand même une part des profits de ce cabinet d'avocat (241.000 € en 2002 par exemple).

II. La Politique

En 1974 il adhère à l'UDR et milite pour l'élection de Jacques Chaban-Delmas, puis devient délégué départemental des jeunes de Hauts-de-Seine en 1975.

En 1976, il adhère au RPR nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua.
Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, élu conseiller municipal de Neuilly en 1977, 37e de liste sur 37.

En 1978 il obtient une maîtrise de droit privé.
Cette même année, il fait son service militaire, avant d'entrer à l'Institut d'études politiques de Paris, sans parvenir à en être diplômé.

En 1980 il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac.

En 1981, il passe le certificat d'aptitude à la profession d'avocat et il est embauché par l'avocat Guy Danet.

Le 23 septembre 1982, il épouse Marie-Dominique Culioli, fille d'un pharmacien corse de Vico (village au nord d'Ajaccio), son témoin de mariage est Charles Pasqua.
De cette union naitra 2 enfants : Jean et Pierre

En 1983, alors que le maire de Neuilly-sur-Seine, Achille Peretti, décède, Nicolas Sarkozy doit faire campagne pour Charles Pasqua alors hospitalisé. Nicolas Sarkozy y voyant une véritable opportunité pour sa carrière politique, il décidera de faire campagne pour lui-même étant certain d'être élu dans cette ville profondément encrée à droite. Il deviendra donc maire à l'âge de 28 ans.

Chargé de mission en 1987 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur.


En 1984, en tant que maire de Neuilly, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz en la mariant à l'animateur de télévision Jacques Martin qu'elle quittera pour lui en 1989.

Nicolas et Cécilia Sarkozy se marient en octobre 1996. Il a alors pour témoins Martin Bouygues (président du groupe Bouygues :TF1, Canal+, Bouygues telecom...) et Bernard Arnault (groupe LVMH : Louis Vuitton,Dior, Givenchy, Sephora...). Il marque ici le début de ses premières relations avec les grands groupes de communication et de Luxe entre autres.
De ce mariage naîtra Louis, le troisième de ses fils.

En 1993, il est élu député de Neuilly puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement d'édouard Balladur.
Pendant 2 ans au ministère du budget, Nicolas Sarkozy fera accroitre la dette de l'Etat de plus de 121 Milliards d'euros.

En 1995, il soutient Edouard Balladur pour la campagne présidentielle mais c'est finalement Jacques Chirac qui est élu.
Cet échec lui vaut la perte de confiance de la part du parti ainsi que de l'entourage du nouveau président ; il n'obtient donc aucun poste ministériel dans le nouveau Gouvernement d'Alain Juppé.


Alain Juppé, qui stigmatise l'héritage du gouvernement Balladur, lui reproche sa gestion budgétaire (+121 Milliards de Dette de l'Etat), notamment à travers le discours de politique générale du nouveau Premier ministre.
Le budget 1995 est particuliérement remis en cause en raison de plusieurs mesures qualifiées d'électoralistes par de nombreux analystes et journalistes.
Plus généralement, on lui reproche à lui et Edouard Balladur de ne pas avoir réduit la dette de l'état et de ne pas avoir engagé la réforme de l'assurance maladie.

En 1999, il devient brièvement président du RPR et conduit la liste RPR-DL de son parti uni avec aux élections européennes de 1999, marquées par le désistement de Philippe Seguin et une lourde défaite : sa liste arrive en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages (contre 25,58 % pour l'union RPR-UDF, arrivée en première place, conduite par Dominique Baudis (président du CSA jusqu'en janvier 2007) en 1994 et 16,4 % pour l'UMP en 2004), derrière celle de Charles Pasqua (13,1%).
Il abandonne alors toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale.

# Posté le vendredi 15 août 2008 16:29

Modifié le jeudi 21 août 2008 15:53

Depuis 2002

2002, Sarkozy arrive au gouvernement et invente déjà une centaine de nouveaux délits comme la mendicité agressive pour les SDF ou le racolage passif pour le prostituées.
Déjà, Nicolas Sarkozy s'impose dans tous les médias et prends la continuité de l'acharnement médiatique autour de l'insécurité. Grâce à ce sentiment, il va popularise son image en promettant, tout simplement, la sécurité pour chacun.
Il est l'auteur de 8 lois répressive en 4 ans. Avec une baisse significative des chiffres des délits, Nicolas Sarkozy se porte en Triomphe devant les médias qu'il convoite tant. En réalité, c'est une baisse des vols de voitures depuis le gouvernement Jospin qui est à l'origine de ces bons résultats puisque cette catégorie est, de loin, la plus importante dans toutes celles répertoriées dans les délits. Face à cela, c'est l'augmentation constante des attaques faites aux personnes qui vient tacher l'action du ministre. Mais le plus frappant est que dans les faits répertoriés comme appartenant à la délinquance, il y a aussi bien les viols, que les joints fumés, les faux-papiers, les meurtres, etc. En fait, dire que la délinquance monte ou baisse n'est que de la communication et ne reflète absolument pas la réalité puisque cette complexité la rend plus qu'abstraite.
Mais dans la communication du ministre de l'intérieur, l'important est de s'offusquer face à n'importe quel faits de délits, toujours avec la même vigueur, que ce soit pour un viol ou pour fumage de joint. Et puisque l'opposition n'est plus vraiment idéologique mais plutôt une histoire de pouvoir, tous vont dans le même sens et s'indigne contre la délinquance si populaire dans les ménages, donc en conséquence, les journalistes eux-mêmes s'indigne contre cette insécurité relative, alors, l'enchaînement se fait jusqu'au citoyen lambda qui, à son tour, s'indigne. En résumé, c'est le spectacle de l'indignation qui est retransmis dans les médias avec le succès pour le négatif que l'on connaît chez le téléspectateur.
Ce cercle vicieux dans l'information est expliqué également par le fait que le journaliste doit travailler dans l'urgence et est complètement dépendant des sources qui viennent à lui, ce qui amène, par exemple, au mensonge affirmé de Nicolas Sarkozy retransmis dans tous les médias sur le soit-disant cambriolage entraînant la poursuites de Zied et Bouna par la police, menant cette course à la mort de ces 2 jeunes hommes.
Plus choquant comme conséquence, c'est le fait que plus d'un tiers des français se disent désormais raciste et inscrit ensuite le racisme comme une opinion respectable et non plus comme... un délit. Du coup, 26% des personnes interrogées se disent d'accord avec les idées de Jean-Marie Le Pen et ils sont également 29% à penser qu'il ne représente pas un danger pour la démocratie. Sarkozy en a déjà pris connaissance et surfe sur cette vague.

Ce qui intéressait principalement Nicolas Sarkozy en tant que ministre de l'intérieur était la logistique et non la politique des flux migratoires. Pour cela, Nicolas Sarkozy doit populariser son action. Il fera donc en sorte de placer les étrangers dans un étau qu'il ressert en les précarisant, les criminalisant, en augmentant le nombre de personnes en situation irrégulière pour les culpabiliser d'une France en mauvaise forme, c'est tout simplement la mise en œuvre du discours tenu par le Front National. Sa justification est d'affirmer que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde. On compte, d'après les chiffres officiels, entre 200 et 400 000 personnes en situation irrégulière sur le territoire français. Si cela était dramatique pour la France, il est très simple de les expulser, cela représente une dépense relativement faible pour un pays comme la France, mais il est aussi simple de les régulariser, comme l'a fait l'Espagne qui a régularisé 650 000 « sans papier », permettant une remontée de ses comptes sociaux, ce qui permettrait de lutter efficacement contre le déficit de la sécurité sociale, le PIB espagnol a augmenté d'un point et demi et leur balance commerciale, dans le même sens, devient excédentaire. Cela veut donc dire qu'une régularisation massive de « sans-papier » est largement bénéfique pour un pays et ne pas régulariser ou ne pas expulser les « sans-papier » les condamnes puisqu'il est impossible de chercher du travail, de ce loger etc. La solution actuelle est de placer les étrangers en situation irrégulière dans des camps de rétention qu'ils soient intégrés ou non. La lutte contre l'immigration n'a aujourd'hui plus aucun sens, puisque celle-ci ne cesse de croître partout dans le monde en même temps que la démographie, les hommes bougent, de pays en pays, mais ce sont toujours les étrangers venus de pays plus pauvres qui sont rejetés, comme si le citoyen français avait peur d'une contagion de la misère comme l'on peut s'en apercevoir face au mépris pour un être humain sans domicile. Dans un monde ou la mondialisation est omniprésente, où les marchandises peuvent circuler, où les capitaux sont de plus en plus mobiles, on ferme la porte à des êtres humains cherchant leur eldorado.

« J'ai changé »

Désormais, Nicolas Sarkozy site dans ses discours Blum et Jaurès. Il tient des paroles modérées envers les ouvriers tout en courtisant le MEDEF. Il tient donc un double discours entre une droite décomplexée et une gauche sociale. Son discours est fait pour plaire à tous. « Je veux crier pour tous ceux en France se sentent victime de l'injustice, j'ai changé. » La rupture devient tranquille et le libéralisme affirmé. Voici donc de l'humain dans le capitalisme. Pourtant affiché un jours comme défenseur des travailleurs avec la vigueur d'Arlette Laguillier, il n'hésite pas le jours suivant à fustiger mai 68 et à remettre en cause les acquis et droits sociaux auquel les Français ont droit. Nicolas Sarkozy est plutôt pour un état gendarme fort avec les faibles et faible avec les forts. Il réussit donc à faire passer des réformes de droite avec des discours soit assaisonné de soupçons gauchistes, soit en montant les uns contre les autres, les travailleurs méritants contre les chômeurs coupables. Sa politique sera libérale, il sera dur sur les questions sociales (flexibilité du travail, service minimum). Les cadeaux seront principalement du coté de la rente même s'il n'hésitera pas à fustiger en public les « patrons voyous ». Nicolas Sarkozy s'indigne contre tout, contre tous, en sachant qu'a un moment ou à un autre, son discours sera accepté.

# Posté le jeudi 21 août 2008 15:41

Modifié le mercredi 27 août 2008 00:49

Communication et Liberté D'Expression

Communication et Liberté D’Expression
Face aux médias

Nicolas Sarkozy est de très loin la personnalité française la plus médiatisée avec 4200 passages télévisés en 10 ans, il n'a donc rien à envier à Silvio Berlusconi.
Parain d'un des fils de Martin Bouygues (PDG groupe Bouygues : TF1, canal +), Arnaud Lagardère (groupe de presse Lagardère : Europe1...) se sent très proche de lui, le considérant comme son frère et Alain Minc (Le Monde) le soutient ouvertement.

Pour Nicolas Sarkozy, la communication est la clé. Quand il a communiqué, il donne l'impression d'avoir agit, on le voit partout, on suppose donc qu'il y travaille. Son dispositif politique est donc basé sur la communication, il est entouré des meilleurs experts et des meilleurs publicitaire, du coté du capital, il dirige sa vie politique comme un produit sur un marché. Le but premier du cabinet de Sarkozy en matière de communication est de créer, d'inventer des évènements, de produire des évènements quotidiens, c'est comme cela que tout les jours entre 2004 et 2005 que le cabinet Sarkozy invente un événement par jours.

Lorsque Nicolas Sarkozy rentre des Etats-Unis et qu'il apprend que les CRS se font violenter aux Tarterets et que le rapport du préfet de Seine-Saint-Denis qui est publié dans Le Monde montre que la situation ne s'est pas améliorée, le cabinet de Sarkozy sent donc que le bilan assez mauvais de Nicolas Sarkozy à l'intérieur va venir dans l'agenda médiatique. Donc c'est à ce moment que Nicolas Sarkozy sort son scoop contre les juges en dénonçant un laxisme, le parti socialiste s'emballe sur le thème et crée donc le débat sur un quelconque laxisme des juges et non plus sur le mauvais bilan de Sarkozy, cette histoire finira par 2 sondages publiés dans Le Parisien et Le Figaro affirmant que 60 à 70% des français approuve Sarkozy lorsqu'il dit que les juges sont trop laxistes, les journaux télévisés ouvriront sur ce sujet, le bilan de Nicolas Sarkozy passera outre.

Nicolas Sarkozy est un produit marketing vendu par Nicolas Sarkozy lui-même et par tous les membres de l'UMP transformés en VRP pour l'occasion. Nicolas Sarkozy communique en fonction du contexte, des circonstances, en fonction de la demande supposée de l'électeur.


Son pouvoir médiatique

Lorsqu'en août 2005, Cécilia Sarkozy apparaît à la couverture de Paris Match avec un autre homme que Nicolas Sarkozy, Alain Genestar, le directeur de la rédaction, est licencié de Paris Match appartenant au groupe Lagardère, ce qui provoque la grève de la rédaction, inédit depuis 40 ans, estimant que le licenciement est lié à des raisons politiques, 2 jours plus tard, le groupe reconnaîtra le lien entre le licenciement et la couverture sur la femme du ministre.

Agathe André, journaliste de Charlie Hebdo, témoigne à son tour dans l'un de ses articles sur une histoire d'une de ses collègues de l'AFP, Raphaëlle Picard. Nicolas Sarkozy avait contacté des journalistes afin d'effectuer une opération sécurité-média dans une cité de la banlieue parisienne, sauf que cette journaliste a pris le contre pied de ces collègues et est allé interroger les habitants du quartier après le passage de la police de Sarkozy, elle en rapporte des témoignages qui convergent tous et qui affirment que la police défonçait les portes à coup de béliers, braquait les enfants, mettant les gens à terre à coup de Rangers. Elle rapporte cela avec le style neutre AFP. Elle se rend compte ensuite qu'elle n'aurait plus du tout accès aux sources institutionnelles et officielles, la police départementale ne veut plus lui parler et l'accuse de trahison, le chef de la police judiciaire la lâche également et lorsque le procureur adjoint du parquet de Versailles dit « on ne collabore plus, j'ai toute la direction sur le dos » elle comprend qu'il y a eu intervention de Nicolas Sarkozy pour qu'elle n'ait plus accès aux sources officielles. Nicolas Sarkozy s'est donc infiltré dans les rouages du journalisme et porte donc atteinte à la liberté d'expression.

On apprend également que Jean-Pierre Elkabbach, grande figure des médias français, fait appel à Nicolas Sarkozy pour choisir ses journalistes politiques et qu'un livre biographique sur Cécilia Sarkozy ne peut pas sortir.

Il est donc très inquiétant de voir que Nicolas Sarkozy à un pouvoir inégalé sur les médias français et que la liberté de la presse autant que la liberté d'expression sont en danger, entraînant donc une menace pour la démocratie.


Il n'hésite pas à s'afficher dans les émissions de Michel Drucker auprès de Didier Barbelivien pour se donner une image sympathique et proche du peuple.

# Posté le jeudi 21 août 2008 15:46

Les journalistes et les dérapages

Nicolas Sarkozy à des rapports privilégiés avec des journalistes du premier cercle.
Il a un rapport avec les journalistes oscillant entre provocation et séduction et ceci de façon systématique. La provocation se caractérise par des remarques sur la personne même qu'est le journaliste. Par exemple, en mai 2006 au Bénin en compagnie du journaliste d'Europe 1 Karim Rissouli, dans l'avion, Nicolas Sarkozy viens voir les journalistes pour discuter de politique intérieure, étrangère, de la campagne qui se profile puis une journaliste de l'AFP lui demande s'il compte se rendre au Proche-Orient avant mai 2007, il sous-entendant qu'avec la victoire du Hamas, il n'est pas le moment de s'y rendre, Karim Rissouli lui demande s'il n'est pas justement le moment d'y aller puisqu'il y a une impasse politique, s'il n'est pas le moment d'agir, Nicolas Sarkozy s'arrête et lui demande de lui rappeler son prénom, donc d'origine maghrébine et donc ayant un parti pris pour la Palestine, Karim Rissouli se sent donc humilié face au ministre de l'intérieur quasi candidat avec une vingtaine de journaliste à coté qui ricanent ou ne réagissent pas. C'est une anecdote parmi tant d'autres dans les rapports qu'entretient Nicolas Sarkozy avec les journalistes.
Même si Karim Rissouli n'a jamais nuancé ses propos lors de ses déplacement avec Nicolas Sarkozy, l'équipe de journalistes d'Europe 1 le suivant lui ont bien fait comprendre qu'il fallait mieux être gentil avec le ministre.

Certains journalistes se complaisent dans cette soumission à Nicolas Sarkozy puisque le travail est grandement simplifié.

« Vous en avez marre de cette bande de Racailles ?! »

Le 27 octobre 2005, Bouna et Zied meurt électrocuté dans un transformateur EDF après une course poursuite avec la police. Nicolas Sarkozy déclare alors face caméra qu'aucun policier ne poursuivait les jeunes au moment où ils ont escaladé le mur. Depuis, un rapport de l'IGS a affirmé catégoriquement le contraire. Nicolas Sarkozy affirme le lendemain du drame que les jeunes faisait une tentative de cambriolage mais rien ne confirme cette insinuation dans le rapport de l'IGS. Les proches de Zied et Bouna, en deuil, sont révolté par les propos du ministre salissant leurs défunts qui étaient en réalité des victimes. C'est une colère qui monte et qui se traduit par des manifestations, des musiques dédiées à Zied et Bouna et cette colère finit par se traduire en émeutes.
Les émeutes gagnent la France entière et traduisent un ras-le-bol générale contre la politique sécuritaire inefficace de Nicolas Sarkozy. 27 nuits d'émeutes, 10 000 voitures et 300 bâtiments brûlés, 130 policiers et émeutiers blessés. Depuis, 2 policiers ont été mis en examen pour non-assistance à personne en danger après la course poursuite de Zied et Bouna.
Depuis la fin des émeutes, rien n'a changé.

Nicolas Sarkozy affirmera fermement que 70 à 80% des émeutiers étaient des multirécidivistes agissant en bandes organisées. Or, un rapport des RG affirme que ces émeutes ont été initiées par des jeunes se sentant exclus de la société et que ce mouvement n'a été ni organisé, ni manipulé par qui que ce soit. Sarkozy parlera même de l'ordre des Barbus.
Une étude sociologique menée par 10 chercheurs dressent le profil type des émeutiers déférés devant le tribunal pour enfant de Bobigny : 34% de délinquants récidivistes et non 80%, le facteur polygamie avancé par Sarkozy est qualifié inopérant, les jeunes d'origine sub-saharienne ne représentent que 23,5%, aussi, l'étude affirme qu'il n'y a eu aucun laxisme de la part des juges, enfin, elle souligne des interpellations problématique mais logiques vu le contexte de la part des policiers.
« On va nettoyer, au propre comme au figuré, la cité des 4000 »,
« Nettoyer au Kärcher est un thème qui s'impose ».
Avec de telles phrases, Nicolas Sarkozy fait en sorte de prolonger le sentiment d'insécurité exprimé par les français et ainsi de se placer en défenseur du bon français. Mais là encore, Nicolas Sarkozy a préféré se montrer plutôt que d'agir. Et Nicolas Sarkozy a continué de mentir en parlant de bande organisée, de voyous multirécidivistes, et cela sans jamais être contredit par les journalistes et c'est certainement là précisément que ce trouve la force médiatique de Nicolas Sarkozy, le pouvoir de mentir...
Par exemple lorsqu'il affirme ne pas y avoir eu une seule bavure alors qu'un rapport affirme une hausse de plus de 9% des violences policières selon la police des polices.
La peur fait partie intégrante de la communication de Nicolas Sarkozy puisqu'un peuple qui a peur, on peut lui faire faire, dire, croire n'importe quoi. Et pour faire peur, il faut installer un climat de tension perpétuel, une menace imminente sur le pays : « Sur une échelle de 1 à 5, la menace terroriste est plus à 4 qu'à 3 ». Il faut noter que pendant la campagne présidentielle, invité sur le plateau de J.J Bourdin sur BFMTV/RMC, nicolas sarkozy ne savais pas répondre à la question de savoir si Al Qaida sont des sunnites ou des chiites. (voir video ci-dessous)

# Posté le jeudi 21 août 2008 15:49